Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791)
Requiem en ré mineur, K. 626
Mozart a composé une partie de son Requiem à Vienne vers la fin de l’année 1791, mais l’œuvre est demeurée inachevée à son décès, le 5 décembre de la même année. Une version complétée fut remise au comte Franz von Walsegg, qui avait commandé l’œuvre pour une cérémonie funèbre prévue le 14 février 1792, afin de souligner le premier anniversaire du décès de son épouse Anna, morte à l’âge de 20 ans le 14 février 1791.
Le manuscrit autographe présente le mouvement de l’Introït entièrement achevé et orchestré de la main de Mozart, ainsi que des esquisses détaillées du Kyrie, de la Séquence (cette dernière comprenant les huit premières mesures du Lacrimosa) et de l’Offertoire. Joseph Eybler, puis Franz Xaver Süssmayr, ont complété le reste de l’œuvre, ajouté des mouvements supplémentaires et préparé une copie au propre de la partition finale destinée au comte von Walsegg, imitant au passage l’écriture musicale de Mozart, tout en y inscrivant maladroitement la date de « 1792 ». Il est impossible de déterminer avec certitude dans quelle mesure Süssmayr a pu s’appuyer sur des « bribes de papier » aujourd’hui disparues pour compléter le reste de l’œuvre ; il a plus tard revendiqué la paternité du Sanctus, du Benedictus et de l’Agnus Dei.
Le comte von Walsegg avait probablement l’intention de faire passer le Requiem pour sa propre composition, comme il l’avait fait pour d’autres œuvres. Ce projet fut toutefois contrecarré par un concert-bénéfice public organisé au profit de la veuve de Mozart, Constanze. C’est d’ailleurs elle qui est à l’origine de plusieurs légendes entourant la genèse de l’œuvre, notamment l’affirmation selon laquelle Mozart aurait reçu la commande d’un mystérieux messager anonyme et en serait venu à croire qu’il écrivait ce Requiem pour ses propres funérailles.
En plus de la version de Süssmayr, plusieurs complétions alternatives ont été proposées par des compositeurs et des musicologues aux 20e et 21e siècles. On compte au moins 19 tentatives de reconstitution, dont onze ont été réalisées après 2005.
La Sacramento Choral Society & Orchestra (SCSO) est un organisme musical dynamique et prestigieux qui enrichit la vie culturelle de Sacramento, en Californie, depuis plusieurs décennies. Fondée en 1996, la SCSO s’est imposée comme l’un des principaux ensembles choraux de sa région.
Sous la direction artistique du chef Dr Donald Kendrick, la Sacramento Choral Society & Orchestra réunit un groupe diversifié et passionné de chanteurs et d’instrumentistes talentueux, unis par le désir d’offrir des expériences musicales captivantes et mémorables.
La SCSO a effectué des tournées internationales en Europe, en Chine et au Canada, et compte 11 enregistrements à son actif.
Le répertoire de la SCSO couvre un vaste éventail de styles musicaux, allant des chefs-d’œuvre du grand répertoire aux œuvres contemporaines, et comprend des collaborations avec des compositeurs et des solistes de renom. Chaque prestation témoigne de l’engagement de l’ensemble envers l’excellence artistique, l’innovation et la force de l’expression musicale.
Au fil des ans, la Sacramento Choral Society & Orchestra a reçu les éloges de la critique pour la puissance de ses interprétations et l’originalité de sa vision artistique. La passion de l’ensemble pour la musique et son dévouement envers l’art choral touchent profondément les publics, faisant de chaque concert une expérience marquante.
Au-delà de sa saison régulière, la SCSO s’investit activement dans la communauté grâce à divers programmes éducatifs et initiatives de rayonnement. L’organisation a à cœur de soutenir la relève musicale et de favoriser l’accès à la musique, notamment par la promotion de l’éducation musicale dans les écoles et auprès du grand public.
Originaire de Montréal, Ryan Enright a obtenu son baccalauréat, sa maîtrise et son diplôme d’artiste en interprétation d’orgue solo à Université McGill, où ses principaux professeurs furent John Grew et William Porter.
Ryan a ensuite obtenu un doctorat en interprétation d’orgue à la Eastman School of Music. Il est actuellement organiste à l’église luthérienne St. John de Sacramento et agit également comme accompagnateur auprès de la Sacramento Choral Society & Orchestra. Il fait aussi partie du corps professoral de l’école de musique de California State University, Sacramento.
Ryan a donné des récitals d’orgue au Canada et aux États-Unis, en plus de participer à des classes de maître en Europe. Il a remporté les premiers prix au Concours de musique du Canada (1997), au Concours d’orgue de Québec (2004), ainsi qu’au Concours international d’orgue du Canada à Montréal en 2011, où il figurait parmi les 16 finalistes internationaux et était le seul représentant canadien.
À Montréal, Ryan a été organiste à l’église unie Wesley, organiste adjoint à la cathédrale Christ Church Cathedral, ainsi qu’organiste et maître de chapelle à l’église St. Philip.
Lorsqu’il n’est pas à la tribune de l’orgue, Ryan se passionne pour la randonnée, le yoga, la natation, le kayak d’eau vive et le tango argentin. Nous sommes ravis que le Canada partage le talent de Ryan Enright avec notre communauté.
Dotée d’une voix ample et agile, la soprano Jessica Latouche se produit régulièrement à titre de soliste invitée à travers la province de Québec.
À l’opéra, on a pu l’apprécier dans les rôles Rosalinde (La Chauve-souris, J. Strauss) et d’Anna (Nabucco, Verdi) – Opéra de Québec; de Louise (Messe solennelle pour une pleine lune d’été, C.Thomas/M.Tremblay – création mondiale) et de la Fée des Lilas (Peau d’âne, J-F Mailloux – création) – Festival d’opéra de Québec; Blanche de la Force (Dialogues des Carmélites, Poulenc) et Écho (Écho et Narcisse, Gluck) – Atelier d’opéra UL; de La baronne de Gondremarck (La vie parisienne, J. Offenbach) – Opéra bouffe du Québec; Clotilde (Norma, Bellini) – Opéra de Rimouski; Donna Anna (Don Giovanni, Mozart) – Accademia Europea dell’Opera di Lucca (Italie). Elle a également été doublure des rôles de Donna Anna et Donna Elvira (Don Giovanni, Mozart) à l’Opéra de Québec, et de Marguerite (Faust, Gounod) au Festival d’opéra de Québec.
En concert, elle était tout récemment invitée à chanter La Dame de Monte-Carlo (Poulenc) et Sheherazade (Ravel) – Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-St-Jean; lors du concert «Chocolats Symphoniques» – Orchestre symphonique de Québec; dans le Magnificat (Rutter) – Ensemble Polyphonia de Québec; dans La messe en ré (Dvořák) – Le choeur les Rhapsodes; dans La messe en do (Beethoven) – Choeur et orchestre symphonique de l’Université Laval; On a pu également l’entendre au Gala virtuel « L’amour à l’opéra ou les mots|maux d’amour » (Opéra de Québec), lors d’une tournée en Chine, organisée par les Jeunes Ambassadeurs Lyriques (JAL) et en Belgique avec les Brussels International Singers ainsi que l’orchestre I Musici Brucellensis ainsi que comme soliste invitée lors de multiples concerts auprès des principaux orchestres, ensembles et chœurs de la grande région de Québec.
Jessica est titulaire d’un doctorat en musique de l’Université Laval (2022) sous la direction de l’organiste réputé Richard Paré et la co-direction du baryton international Jean-François Lapointe. Elle est lauréate du grand Prix Poulenc 2021 offert par les Jeunes Ambassadeurs Lyriques du Canada et l’Association des amis de Francis Poulenc (Paris) ainsi que récipiendaire de la bourse Sandra et Alain Bouchard pour s’être démarquée lors de son parcours doctoral (2022). Elle enseigne dans le programme de Théâtre musical du Cégep de Sainte-Foy depuis 2021, à la Faculté de musique de l’Université Laval depuis 2023 et au Conservatoire de musique de Québec depuis 2024.
La mezzo-soprano québécoise Marie-Andrée Mathieu ravit le public par sa voix agile et sa grande expressivité musicale.
Nommée « Jeune espoir lyrique québécois » par les Jeunes Ambassadeurs Lyriques, Marie-Andrée Mathieu a été invitée à chanter en Allemagne, en Chine, en Slovaquie et en Italie. Elle est également récipiendaire du 1er prix du Concours d’art lyrique de la Relève musicale de Québec.
À l’opéra, elle a incarné Stéphano (Roméo et Juliette) et Orlofksy (La chauve-souris) à l’Opéra de Québec et Cherubino (Le nozze de Figaro) avec les Jeunesses musicales du Canada. Elle a aussi été Sesto dans La clemenza di Tito, Isolier dans Le Comte Ory, Nicklausse dans Les Contes d’Hoffmann, Orphée dans l’Orphée et Eurydice de Gluck et Zerlina dans Don Giovanni.
En concert, elle a notamment chanté avec l’Orchestre symphonique de Québec, le Symphony Nova Scotia, l’Orchestre classique de Montréal, le Slovak State Philharmonic, Les Violons du Roy, Arion Orchestre Baroque, le Studio de musique ancienne de Montréal ainsi que l’Orchestre métropolitain. En récital, on a pu l’entendre entre autres lors du 40e Festival de Lanaudière, pour Musique de chambre Sainte-Pétronille et pour la Société d’art vocal de Montréal.
Originaire de Québec, Marie-Andrée Mathieu détient une maîtrise en interprétation de l’Université Laval, qu’elle a obtenue avec une mention d’excellence. Également formée en piano et en guitare, la jeune femme est une musicienne polyvalente. Depuis ses débuts sur scène, elle a interprété une grande variété de styles musicaux, incluant la musique brésilienne et la chanson française.
Prochainement, elle sera Sœur Mathilde dans Dialogues des Carmélites de Poulenc à l’Opéra de Québec et chantera le Magnificat de Bach lors du concert d’ouverture de la 20e édition du Festival International Bach Montréal.
Boursier du Ministère de la Culture du Québec, le baryton Robert Huard a abordé, en plus de 40 ans de carrière, différents styles musicaux, de l’époque médiévale à l’ère contemporaine. Il a été soliste invité entre autres à l’Orchestre symphonique de Québec, aux Violons du Roy, et il fut membre de l’Ensemble Anonymus, groupe de musique médiévale avec lequel il a sillonné le Canada et les États-Unis. Il a aussi chanté en solo avec différents ensembles musicaux du Canada dont le Chœur polyphonique de Montréal, Musica Divina (Ottawa) et le Grand River Chorus de Brandford, en Ontario.
Mais c’est à l’Opéra de Québec qu’on a pu apprécier son immense talent de chanteur et de comédien. Ses rôles dans des opérettes de Jacques Offenbach, de Johann Strauss fils et de Franz Lehár, ainsi que dans de nombreux opéra depuis 1989, lui ont valu le Prix de la Fondation de l’Opéra de Québec lors du gala des Prix d’excellence des arts et de la culture en novembre 2013.
Cette année, on a pu entendre Robert Huard comme soliste dans le Requiem allemand de Brahms avec l’Ensemble Polyphonia avec ainsi que dans le double rôle de Benoît et d’Alcindoro dans La bohème de Puccini avec l’Opéra de Québec. Il sera à nouveau soliste invité avec Polyphonia dans le Magnificat de Bach en novembre prochain et à l’Opéra de Québec en mai 2027 pour le rôle du Sacristain dans Tosca de Puccini.
Outre le Requiem allemand et le Magnificat cités plus haut, Robert Huard a été soliste dans diverses œuvres de musique sacrée comme la Messe des morts d’André Campra, la Passion selon Saint Jean, la Passion selon Saint Matthieu et la Messe en si mineur de J.-S. Bach, Le Messie de Handel, la Messe de minuit de Marc-Antoine Charpentier ainsi que le Requiem de Mozart. C’est avec cette œuvre qu’il sera cette année soliste invité, pour la première fois, avec le Sacramento Choral Society.